
Randonnées Cévennes : le parc national
Le Parc national des Cévennes s’étend sur plus de 93 500 hectares, entre Lozère, Gard, Ardèche et Aveyron. En 2026, il reste l’unique parc national français implanté en zone de moyenne montagne habitée : près de 600 personnes vivent à l’intérieur même de sa zone cœur, au milieu de cinq massifs et de près de 5 000 km de sentiers balisés. Reconnu réserve mondiale de biosphère depuis 1985 et classé au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre du site « Causses et Cévennes » en 2011, il attire chaque année des randonneurs venus marcher sur les pas de Robert Louis Stevenson ou observer les vautours des Grands Causses.
Ce guide complète notre article sur une nuit sous les étoiles au cœur du parc : nous détaillons ici les grands itinéraires, la faune emblématique et les meilleures périodes en 2026 pour organiser votre séjour, quel que soit votre niveau.

Les chiffres à retenir
93 500 ha
superficie totale du parc national des Cévennes
5 000 km
de sentiers balisés répartis sur cinq massifs
1 699 m
altitude du sommet de Finiels, point culminant du Mont Lozère
150+
vautours nicheurs recensés sur les falaises de la Jonte en 2026
Sommaire
- Un parc national unique en moyenne montagne
- Les grands sentiers de randonnée à ne pas manquer
- Observer les vautours des Causses et Cévennes
- Un ciel parmi les plus purs d’Europe
- Quand et comment partir randonner en 2026
- Tableau comparatif des grandes traversées
- Foire aux questions
1. Un parc national unique en moyenne montagne
Créé en 1970, le Parc national des Cévennes est le seul parc national français situé en zone de moyenne montagne durablement habitée. Son territoire s’étage de 117 m d’altitude à Anduze jusqu’à 1 699 m au sommet de Finiels, point culminant du Mont Lozère, et se répartit entre cinq massifs aux ambiances très différentes. Cette diversité de reliefs, associée à un maillage dense de chaussures de randonnée et de sentiers entretenus, en fait un terrain de jeu complet pour les marcheurs de tous niveaux.
- Le Mont Lozère : landes à bruyère et granite, point culminant à 1 699 m.
- Le Mont Aigoual : forêts et observatoire météorologique historique à 1 567 m.
- Les Causses (Méjean, Sauveterre) : plateaux calcaires et dolines, en bordure des gorges du Tarn et de la Jonte.
- Les vallées cévenoles : châtaigneraies, mas en schiste et vallées encaissées du Gard et de la Lozère.
- Le Can de l’Hospitalet et les vallées Borgne/Gardon : transition entre causses calcaires et Cévennes cristallines.
2. Les grands sentiers de randonnée à ne pas manquer
Cinq grandes randonnées traversent ou bordent le parc, chacune avec sa propre identité. Le plus connu reste le GR70, chemin de Stevenson : ses 272 km et 14 étapes suivent l’itinéraire parcouru par l’écrivain écossais en 1878 à travers le Velay, le Gévaudan, le Mont Lozère et les Cévennes. Selon l’association qui l’anime, près de 15 000 randonneurs le parcourent chaque année en 2026, un chiffre en nette hausse depuis le succès du film Antoinette dans les Cévennes.
- GR70 — Chemin de Stevenson : 272 km, 14 étapes, sur les pas de l’écrivain écossais.
- GR7 : 475 km de traversée de crêtes du Massif central, dont une portion cévenole entre cinq parcs naturels régionaux et le parc national.
- GR68 — Tour du Mont Lozère : boucle de 117 km, 8 à 10 jours, autour du toit des Cévennes.
- GR6 — Tour du Causse Méjean : boucle de 111 km entre plateau calcaire et gorges du Tarn.
- GR700 — Chemin de Régordane : 240 km entre Le Puy-en-Velay et Saint-Gilles-du-Gard, en passant par Alès.
Envie de comparer avec un relief très différent ? Direction les randonnées du Mercantour, un parc national alpin aux paysages nettement plus minéraux.
3. Observer les vautours des Causses et Cévennes
Disparu des Cévennes dans les années 1930-1940, le vautour fauve y a été réintroduit à partir de 1981 grâce à un partenariat entre le parc national et les éleveurs locaux. Le succès est aujourd’hui l’un des plus marquants d’Europe : en 2026, plus de 150 vautours nicheurs sont recensés sur les seules falaises de la Jonte. Les Grands Causses comptent désormais parmi les rares territoires européens à héberger les quatre espèces de vautours présentes sur le continent : fauve, moine, percnoptère et gypaète barbu.
À retenir
La réintroduction du vautour fauve dans les Cévennes est régulièrement citée par le parc national comme un modèle de coexistence réussie entre grands rapaces et pastoralisme, les éleveurs bénéficiant même de son rôle d’équarrisseur naturel sur les carcasses de bétail.
Pour repérer les meilleurs points d’observation, direction notre guide des gorges de la Jonte et de ses vautours fauves, l’un des sites les plus accessibles du parc pour les voir évoluer en vol.

4. Un ciel parmi les plus purs d’Europe
Labellisé Réserve internationale de ciel étoilé (RICE) depuis 2018, le Parc national des Cévennes est la deuxième réserve de ce type en France et la plus vaste d’Europe. En cinq ans, 6 500 points lumineux ont été rénovés sur le territoire pour environ 1,5 million d’euros, réduisant fortement la pollution lumineuse. Ce ciel exceptionnel se découvre aussi bien depuis les crêtes du Mont Lozère qu’au terme d’une étape du GR70, loin des halos urbains.
5. Quand et comment partir randonner en 2026
Le choix de la saison change beaucoup l’expérience dans un parc où l’altitude varie de plus de 1 500 m entre les points bas et le Mont Lozère. Voici les grandes tendances à connaître avant de partir en 2026 :
- Printemps (mai-juin) : période idéale pour observer la floraison des orchidées sauvages sur les causses, températures encore modérées en altitude.
- Été (juillet-août) : forte fréquentation sur le GR70 et dans les gorges, mieux vaut partir tôt le matin et réserver les gîtes d’étape à l’avance.
- Automne (septembre-octobre) : couleurs des châtaigneraies, fréquentation en forte baisse et ciels nocturnes particulièrement dégagés.
- Hiver (décembre-mars) : neige possible sur le Mont Lozère, itinéraires raquettes balisés, sentiers de causse restant souvent praticables.
Tableau comparatif des grandes traversées cévenoles
Pour choisir l’itinéraire adapté à votre temps disponible et à votre niveau, voici une comparaison des cinq grandes traversées du Parc national des Cévennes et de ses abords, actualisée pour 2026.
| Itinéraire | Distance | Durée type | Niveau | Point fort |
|---|---|---|---|---|
| GR70 — Chemin de Stevenson | 272 km | 14 jours | Modéré | Patrimoine littéraire et paysager |
| GR7 (section Cévennes) | 475 km (intégralité) | 3 à 4 semaines | Modéré à difficile | Grande traversée de crêtes du Massif central |
| GR68 — Tour du Mont Lozère | 117 km | 8 à 10 jours | Modéré | Boucle autour du toit des Cévennes |
| GR6 — Tour du Causse Méjean | 111 km | 5 à 6 jours | Modéré | Causse, gorges du Tarn et de la Jonte |
| GR700 — Chemin de Régordane | 240 km | 10 à 12 jours | Modéré | Itinéraire historique Le Puy — Saint-Gilles via Alès |
Foire aux questions
Quelle est la meilleure période pour randonner dans le Parc national des Cévennes ?
Le printemps (mai-juin) et l’automne (septembre-octobre) offrent le meilleur compromis entre météo agréable, faible fréquentation et paysages remarquables (orchidées sauvages au printemps, châtaigneraies colorées à l’automne). L’été reste praticable mais la fréquentation sur le GR70 et dans les gorges du Tarn et de la Jonte augmente nettement en juillet-août.
Faut-il réserver ses hébergements sur le GR70, le chemin de Stevenson ?
Oui, fortement recommandé en 2026. Avec près de 15 000 randonneurs par an et une fréquentation en hausse depuis le succès du film Antoinette dans les Cévennes, les gîtes d’étape le long des 14 étapes se remplissent vite en juillet-août. Réserver plusieurs semaines à l’avance, surtout sur les tronçons entre Le Puy-en-Velay et le Mont Lozère, évite les mauvaises surprises.
Où observer les vautours dans le Parc national des Cévennes ?
Les gorges de la Jonte, en bordure du Causse Méjean, restent le site le plus accessible avec plus de 150 vautours nicheurs recensés en 2026. Le printemps, période de nidification, est la meilleure saison pour les observer en vol depuis les points d’observation aménagés le long de la route des gorges.
Sources et références
- Fédération française de la randonnée pédestre — « Le Chemin de Stevenson GR70 : les randonneurs le plébiscitent », ffrandonnee.fr, 2026.
- Parc national des Cévennes — « La randonnée », cevennes-parcnational.fr, consulté en 2026.
- Portail des parcs nationaux de France — « Le label Réserve internationale de ciel étoilé du Parc national des Cévennes renouvelé », parcsnationaux.fr, 2025.
- Parc national des Cévennes — « Vautours et éleveurs : des alliés pour le territoire », cevennes-parcnational.fr, 2025.
- Ministère de la Transition écologique — « Fréquentation des parcs nationaux », statistiques.developpement-durable.gouv.fr, 2024.
Article mis à jour le 24 août 2026. Les distances et durées d’itinérance sont données à titre indicatif et peuvent varier selon les topoguides et les conditions de terrain.
